La petite patiente du lit 23

J'ai besoin d'écrire pour me libérer, d'écrire pour m'enlever ces mauvais souvenirs de ma tete.
Le 11 juin, le jour ou j'ai fais ma tentative.





"Transportez la dans le lit 23"
                        La petite patiente du lit 23

# Gepost op donderdag 16 juli 2009, 13u40

La lettre que j'avais écrite avant d'essayer de mourir.

"Dans son regard, on Peut apercevoir qu'elleSe prépare, au long Voyage"

Je m'installe par terre dans ma chambre avec de la musique aux oreilles, je compte les bouts de mort étalés sur le sol, et je note tout, pour être certaine de ne manquer de rien. Je regarde des vieux souvenirs, mes poèmes, des photos de moi toute jeune et je me souviens avoir été un jour heureuse. Je pleure. Évidemment, mes intentions me font peur, ce qui me redonne une émotion que j'arrive à peine à m'approprier. Pathétique.

Je manque de mots. Je ne trouve pas la force, ni le courage de m'expliquer aux gens que j'aime. Je veux leur faire comprendre, en recollant sur papier, quelques tranches de ma vie. On recommence du tout début, on fouille à la source, pour trouver les phrases les plus significatives, les bouts de journal qui seront capable d'exprimer le pourquoi de mon désespoir. C'est difficile, les larmes ne cessent pas de couler sur mes joues. J'ai l'impression de faire le deuil de ma vie. Je me sens impuissante face à mon passé. Pour m'endormir le soir, je me répète sans cesse :"Espoir dormant, rejoint mes songes..." Il m'est arrivé, à plusieurs reprises, d'y croire secrètement.

J'ai envie de tracer à nouveau les lignes de mon destin pour effacer les veilles qui sont croches et fatigantes.
Ce n'est pas par faute de n'avoir rien tenté que je me retrouve aujourd'hui, aussi triste, à rêver d'une vie que je n'ai pas su avoir. J'ai fait des erreurs. J'en ferai encore, peut-être une plus grave que j'arrive à me l'imaginer.
Je perds mes repères mais en même temps, je sais parfaitement où je vais. Je me sens si seule, malgré les gens qui m'entourent. Dans mon silence, je me suis effacé en souhaitant l'enfance éternelle.

À vous mes anges, j'accorde mes remerciements les plus sincères. Vous avez tout fait, du mieux que vous ne pouviez le faire. Vous m'avez apporté soutient, espoir et vous m'avez souvent redonné le sourire dans mes moments difficiles. J'ai envie de prendre une bouffée d'air frais en dehors de mon monde de pesage et de nourriture, ce monde me blesse, cette vie brise ma jeunesse. J'ai envie de brûler toutes les calories que j'ai sur le c½ur...Je déforme tout. Mon reflet, tout comme ma vision de la vie. J'aimerais réapprendre à être heureuse, car j'ai oublié comment on faisait. Par contre, je connais par c½ur le nombre de calories qu'il y a dans pratiquement tous les aliments qui existent.Ca fait mal. Je transporte un fardeau, mon corps, un corps qui cri pour revendiquer mon existence toute entière. Il me suffit de foncer, dans cette vie qui n'est plus mienne pour tenter de suivre la cadence. Ceux qui m'entourent semblent être tellement heureux. Je ne le suis pas et vaguement, je me souviens avoir souhaité pouvoir m'empoisonner avec leurs rires, et ainsi mourir doucement. Est-ce vraiment possible de guérir? Oui, je ne cesse pas d'y croire. Ce qui m'inquiète moi, ce sont les cicatrices. Non, elles ne partiront jamais....La vérité blesse, elle renferme à elle seule, un pouvoir qui est fort, un pouvoir qui frappe au visage, comme un coup de poing. Je vais mal. L'idée de faire un grand saut vers le néant me tracasse. J'ai toujours cru que lorsque mon corps ne voudrait plus m'écouter, la rage me tiendrait debout. Je me disais sa pour faire durer les jours sans nourriture. Deux jours, trois jours, quatre jours, puis finalement, presque une semaine. Rien ne réussissait à me rendre heureuse. C'était comme des montagnes russes, avec des moments ou je sentais que je pouvais atteindre les étoiles et d'autres, ou je me retrouvais à la même hauteur que tout ces gens, les pieds par terre, attendant le prochain tour de manège, et je continuais, jusqu'à en avoir mal au c½ur .Je criais mon mal-être dans les chiffres qui chutaient sur la balance. Je voulais graver mon histoire dans mes os et devenir poupée car il y a des choses entre les arbres et la terre, que seules les fées peuvent imaginer. On m'a dit de me taire, après tout, ça a du sens, après coup, on ne ressent plus rien. Ce qui se fait est inconscient. C'est bien beau d'être toujours armée, mais vient un temps ou on a envie de baisser les armes et de pleurer, que quelqu'un nous prenne dans ses bras...J'ai peur, je me l'avoue enfin.

J'ai l'impression d'avoir déjà tout vu, tout entendu. Je me rends compte en ce jour, que je ne suis plus heureuse. Non seulement mes instants de bonheur sont courts, bref, mais ils ne sont souvent que fausseté. Je ne sais plus qui je suis, et c'est ce que j'ai le plus de mal à supporter dans cette maladie qui m'a tout prit. J'ai peine à me souvenir de ce que j'étais avant de m'abandonner à cette mort lente, cette faim de pureté. J'étais quelqu'un moi. J'étais quelqu'un avant d'être malade. Je regrette énormément le fait que je n'ai pas pu présenter la vraie Jordane à l'équipe soignante. Essayer juste d'imaginer, faite-le pour moi. Garder de moi, une image encore non apprivoisée, d'une adolescente heureuse, souriante et pleine de rêves. Ces rêves ont disparut avec moi, et ma personnalité s'est envolé, beaucoup trop loin. Le désert est long et dur à traverser, surtout quand il n'est que mirage pour ceux qui ne m'ont vu que passer. La folie ma prise sous son aile, me faisant croire des choses que je sais fausses. Et pourtant...Quand, même lorsqu'il fait beau, le soleil ne brille plus, c'est que forcément, quelque chose ne vas pas. En perdant du poids, je rêvais de m'envoler. En me gardant vide, j'espérais ne plus avoir à penser à rien. Pourtant, peu importe le poids que j'ai bien pu faire au cours des trois dernières années, je me sentais de plus en plus lourde.

Je n'ai jamais, au grand jamais, fait tout cela pour être belle. Je n'ai jamais fait du mal au gens que j'aime dans le simple but d'être jolie en maillot de bain. Je l'ai fait pour survivre, je l'ai fait par manque de ressources. L'adolescence, c'est difficile, et personne ne l'affronte de la même manière. Moi, j'ai choisis de foncer dedans le ventre vide. Tous les humains prennent le chemin le plus facile pour se rendre à destination, peu importe ce qu'il en est. Par conséquent, je ne suis pas différente des autres! Ce qui est difficile pour tous, c'est de se dire :"Moi aussi, au grand soleil, j'ai les yeux qui brillent. Moi aussi, quand je m'endors, je rêve de choses enfantines".
J'avais 5 ans quand je disais vouloir devenir une princesse. J'avais 5 ans et je savais où je m'en allais.
J'allais être princesse, j'allais devenir ballerine. Jamais je ne voudrais faire voir à la petite fille que j'étais, celle que je suis devenue. Jamais

Les mots me manquent. Il m'en aura fallu du temps pour faire le grand ménage, malgré le fait que j'incarne moi-même un désordre abandonné, non réclamé. J'aurais aimé me dire "On vit comme on veut", mais a trop vouloir, je me suis rendu compte que finalement, on vit comme on peut. Parce que le ciel a ses limites même si je l'ai ai trop souvent cru infranchissables. Je ne sais pas trop quoi dire, ni quoi faire. J'ai cru me protéger de leur amour en m'isolant. Mais je vous aime, autant que vous m'aimez, sinon plus encore. J'ai appris à vivre dans le secret, à sourire même si j'avais envie de crier, mais je ne sais toujours pas ce qu'on doit faire quand on ne croit plus en rien. J'ai cru trouver la "solution" miracle, pardonnez mon manque de courage. Je n'arrive plus à me regarder dans un miroir. Pas simplement parce que je ne m'aime pas, mais surtout parce que je ne me reconnais plus. Je ne reconnais plus mes yeux tristes, qui sont vides de sens.
Dans mes moments plus calmes, j'arrive à me comparer à une fleur, non pas par sa beauté, mais par sa tige, qui, malgré sa stabilité, est fragile comme la vie. Une fleur qui capte les ondes extérieures, de par ses pétales fanées. J'ai écouté, j'ai tout entendu, et j'ai avalé, des litres et des litres de paroles. Maladroitement, j'ai voulu nourrir les autres de mes paroles à moi, mais ce fut plus difficile que je me l'étais imaginé.
"On a des mots pour dire une peine légère, Mais les grandes douleurs ne savent que se taire."

Ce que je trouve difficile aussi, ce n'est pas le sentiment de ne pas avancer, car, oui, j'avance! Ce qui m'est pénible à assumer, c'est de ne pas pouvoir reculer, c'est de devoir laisser le passé là ou il doit rester.
Étant une éternelle nostalgique, j'ai souffert énormément d'avoir en mémoire, quelques sourires égarés. Je maudis le ciel dans mes rêves, mais j'arrive à peine à verser une larme à mon réveil. Il y a tellement de choses que je dois comprendre et pas assez de réponses à toutes mes questions. Je ne peux pas devenir un fantôme sans couleurs, car il m'en reste encore un peu. Dois-je les immortaliser ? :(

*Quelle agression, quelle violence, avez-vous engrangé dans votre corps au point de ne plus accepter de le remplir...?*

Je crois bien que l'étape la plus difficile de la maladie, est celle où l'on se rend compte de la folie dans laquelle s'est fait prendre. Souffrir, vouloir guérir, chuter, pleurer, partir... Partir.
Je me suis promis tellement de choses, des choses que je ne pourrai pas respecter. Je pleure mes mensonges, car seules mes larmes m'appartiennent encore. Je mens pour protéger celle qui me hante, sans vraiment comprendre pourquoi. Le temps file et c'est mon âme qui se consume, c'est mon c½ur qui se déchire. Je voudrais bien voler, être toute petite, comme une étoile dans le ciel ! Je veux de l'intensité, de la révolte, du "non" en silence.

"Je pleure sans pleurer, je m'effondre sans m'effondrer et je me rend compte qu'au final, je cours après le vide, je parle pour ne rien dire et je prévois, compte et assimile toute chose qui me sera utile pour une finale des plus grandioses" Je me souviens l'avoir dit clairement.

Je me sens mal dans mon corps, et dans ma tête. Mes pensées ne m'appartiennent plus. Je me souviens m'être promis au moins une centaine de fois de ne pas abandonner. Je me mens à moi-même, et je mens à ceux que j'aime. La honte me tue, car, oui, j'ai honte, terriblement honte. Pardonnez mon silence durant toutes ces saisons noircies par l'anorexie. Pardonnez-moi je vous en prie... Il m'arrive de penser que tout sortira comme par magie, que d'un seul coup, je serais capable de me délivrer d'une parole juste et claire, et d'aller mieux du même coup. Les mots se font prisonniers de ma gorge et forment une boule qui m'empêche de me nourrir convenablement. Oh, et pourtant, vous aviez raison, tout cela ne se passe que dans ma tête. On apprend vite, on apprend de tout.

L'obsession me tue, minute après minute, année après année. Dans ma tête, le repos est impossible. Les images tournent, les chiffres défilent, les plans d'attaque contre mon corps que j'ose réinventer me perturbent et mes peurs irréalistes, me font souffrir. Au fond de moi, je suis déjà morte. Mon corps est en vie, mais pour moi, sa ne veut plus rien dire. Un c½ur qui bat sous une couche de graisse étouffante. En perdant du poids, il m'arrivait de me dire que ce n'était pas seulement ma graisse qui me dérangeait, mais aussi mon corps entier. Le simple fait d'être présente m'était pénible. Imaginez la souffrance...
Je ne suis pas si forte que sa, au contraire. Il suffit bien de me voir aller pour découvrir que moi aussi, quand j'ai de la peine, il m'arrive de pleurer. Je pleure sans larmes, je pleure en contrôlant ce qui entre et ressort de mon petit corps toujours trop gros. Tout est si froid, congelé. Je voudrais être invincible mais je me suis fragilisé. C'est plus comme avant. Dans ma bulle, je ne vole plus, je m'enfonce. Dans mon jardin de souffrances, je ne fleuris pas, je fane. Et puis je coule, dans un ruisseau de pensées troubles.

Aimez-moi, laissez-moi.
Venez, partez,
prenez-moi dans vos bras, mais ne me touchez pas...
définitivement, je flotte, encore et toujours.

Je suis fautive si je ressens, mais en même temps, je souffre du froid que je laisse flotter entre moi et tous les autres. Le désespoir est insoutenable. Car oui, ce n'est qu'un sentiment aussi vide que le désespoir qui pousse à se laisser mourir de faim. La peur aime le secret, elle vit dans le noir, elle a des mains poignantes, qui vous étranglent le c½ur. Je me suis cru si forte, mais malheureusement, même en me coupant de mes émotions, j'en ai souffert. Tous les anges de la terre savent bien qu'il est impossible de vivre avec de tels secrets.

La haine est trop grande, et donc, si je veux me taire, je dois m'endormir avec la nuit. Je fais des cauchemars, que des cauchemars. En contrôlant ce qui entre et ce qui sort de moi, je banalise le corps, le rendant simplement mécanique. Mon corps devient un tube, un contenant. De cette façon, ce qui peut blesser l'âme est tout près, mais ne m'atteint pas, pas même les mains les plus sales du monde. Je me suis tant lavé de cette façon, qu'aujourd'hui, manger ne veut plus rien dire pour moi. Je me perds dans une vague d'anorexie mais cette fois-ci, je ne me laisse pas bercer par le courant, je me noie. J'ai à nouveau cette boule au ventre, cette voix qui crie, cette rage de moi. Je n'arrive plus à supporter le mal que je m'inflige. Je voudrais m'éteindre et me dissoudre avec le vent .Apprendre en regardant et m'épanouir en perdant cette surcharge qu'est mon propre corps. J'ai tout fait pour arrêter de me sentir sale, mais rien n'y fait. J'ai voulu être forteresse en les regardant tous si videment, que j'en suis devenue moi-même troublée. Je suis un message de haine gravé dans la pierre et dans mon silence fait de mots qui se taisent, je lance des messages, qui ne veulent plus rien dire. Maman, Papa, mes s½urs et mes amis, je suis vidée. Je ne me suis pas suicidé, je suis morte de peine.

" On ne la reconnaît plus.
On ne comprend pas comment s'est arrivé.
On n'a rien vu venir.
Pourtant le mal est là,
Qui crie à travers un corps qui s'efface. "



Je vous aime.
Je veillerai sur chacun de vous.
La lettre que j'avais écrite avant d'essayer de mourir.

# Gepost op zaterdag 11 juli 2009, 16u13

Avant ma tentative

Avant ma tentative
Je me sens mal. Je tremble. Mes pensées vont tellement vite que je ne peux meme plus les analyser. Je me sens fondre de peur. Je ne suis plus moi. JE NE SUIS PLUS MOI. C'est une des principales raisons qui me pousse à vouloir mourir.
J'ai fais semblant a maman que j'allais voir un ami a moi. Mensonge, j'ai tellement honte, je me déteste. Je suis maintenant seule, je ne peux plus retourner chez moi. Dailleurs, c'est ce que je veux éviter. La mort m'absorbe et pourtant, je suis toujours bien vivante. Comment l'expliquer?
J'ai l'impression de ne plus avoir le choix, d'etre poussée au suicide par une force invisible qui guide mes mains pleines de médicaments jusqu'a ma bouche.
Je suis un peu étourdie, je dois m'arreter, mais je suis incapable. Une autre pillule, puis 10 autres, puis 15. Je ne sais plus m'arreter.
Je ne sais plus si je fais ce que je dois faire ou non, mon coeur bas si vite que j'ai limpression qu'il va s'arreter.
Je me leve, je me rend a un arret de bus, et je me rend a l'hopital, pour avoir le choix de mourir ou non une fois enfermée dans les toilettes. Je reprend encore d'autres médicaments, je respire mal. J'attend, étendue sur le sol quelques minutes, je pese les pour et les contres de mourir, je me souviens de quelque chose, ce qui me fais changer d'idée.
Je me rend donc aux urgences, par moi-meme.
Je suis tellement étourdie que j'ai peur de mourir en cours de route.
Une fois la bas, je m'assied , panniquée par le temps qui passe.
Je me sens mourir, j'ai mal au coeur.
Je me leve, pour me rendre jusqua la salle de bain, mais des que mon pied touche le sol, je m'évanouis.
Tout est embrouillé...

# Gepost op woensdag 15 juli 2009, 14u18

Gewijzigd op vrijdag 17 juli 2009, 09u53

La réanimation

La réanimation
A moitié consciente, je leve les yeux pour voir l'homme qui tente de capter mon attention.IL me pose des questions mais j'ai du mal a répondre.

"Elle a une intoxication aux médicaments, c'est une jeune fille de 17 ans, on doit l'apporter en réanimation".

Une fois rendu la, les infirmieres me branches de partout. Elles me mettent un soluté pour nettoyer mon sang.
Je regrette énormément mon geste, je ne ressent rien. Je n'arrive pas a pleurer, je suis droguée par tout ces médicaments. Mon coeur est surveillé de pres par un moniteur cardiaque. Ma pression, mes signes vitaux, sont pris environs tous les 15 minutes par une machine collé a mon bras. Mon oxygene elle, est vérifié avec une machine sur le bout de mon index. Elle m'agace énormément. On me fait une prise de sang, puis 2. Une a l'artere de mon bras gauche, et plusieurs dans le creux du coude aussi. (Cette soirée la j'ai du me faire piquer au moin 15 fois)"Tu n'est pas bien grosse, tes veines sont faciles a trouver"

Quand je bouge, ne serait-ce qu'un tout petit peu, mon coeur se met a battre super vite et des infirmiers viennent faire des vérifications. Ce qui a été le plus horrible dans ce moment la, c'est que quand mon coeur s'accélérait, la machine fesait le meme bruit que celle de ma grand-mere un peu avant de mourir.(DING DING DING.. DING DING DING). J'avais tres peur.

Des médecins, des résidents viennent me voir régulierement, je me sens si faible que j'ai de la difficulté à leurs répondre.Je vois des civieres passer, je ne me sens pas a ma place.Je regarde l'heure sans cesse, parce que je veux rentrer chez moi au plus vite , et que personne ne sache ce qui s'est passé.
Je veux y arriver toute seule. (Quand j'y repense...ya des limites a vouloir etre forte!)

Ils m'annoncent quelques heures plus tard que je vais devoir le dire a mes parents, et que je dois rester encore 24 heure a l'hopital, mais que je serai transférée aux soins intensifs pédiatriques.

Ma mere arrive un peu plus tard, et jamais je n'oublirai son regard, jamais.
La premiere phrase qu'elle me lance: "Si j'avais su"
Ensuite, que des larmes.
J'ose encore sourire en disant que c'était un erreur, que sa arrive et que je vais déja mieux.( bravo!..)

Je me souviens d'une infirmiere tellement compréhensive qui m'a dit: "Probablement qu'en sortant, des gens vont juger, parce qu'ils ne comprendront pas, parce qu'ils ont eu trop peur. Mais moi je sais que tu ne l'a pas fais avec de mauvaises intentions, parfois....ce n'est pas tellement qu'on veut mourir, mais plutot qu'on ne voit pas d'autres solutions... Je suis tout pres si jamais tu veux parler, on va faire en sorte que cet incident ne soit plus qu'un mauvais souvenir".

Ils m'ont fait boire un peu de charbon de bois pour que je sois malade (je ne le conseille a PERSONNE' cest horriblement dégueulasse!) mais sa ne m'as rien fait.

Ensuite, ils me transportent aux soins intensifs en civiere. Je vois le regard des gens , qui se tourne vers moi quand ils entendent mon moniteur cardiaque sonner (un fameux bip, bip,bip qui m'a un peu hanté par la suite).

# Gepost op woensdag 15 juli 2009, 14u29

Gewijzigd op vrijdag 17 juli 2009, 09u56

Les soins intensifs

Une fois en haut, des infirmieres m'accueillent gentiment et se dépechent de me rebrancher.Je suis sous surveillance accrue.Ma mere viens me voir régulierement.
"Tu as l'air tellement toute petite dans ton lit d'hopital..."

La nuit arrive, je n'arrive pas a dormir, avec le vacarme hospitalier en pédiatrie, pas moyen. De toute facon, je pense trop, j'ai la tete pleine, je n'arrive pas a me rendre compte de ce qui s'est passé et j'espere me réveiller de ce cauchemar.Je regarde par la fenetre, je vois la nuit qui ne me dit plus rien. Je pleure une fois les regards bien loin.

J'ai passé la pire nuit de ma vie!



Les soins intensifs

# Gepost op woensdag 15 juli 2009, 19u28